Actualités La ville de Mont-Tremblant déboutée en arbitrage face à ses policiers

Publiée le 25 mai 2020

COMMUNIQUÉ

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La ville de Mont-Tremblant déboutée en arbitrage face à ses policiers

Mont-Tremblant, 25 mai 2020 – La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) déplore l’attitude du maire de Mont-Tremblant, Luc Brisebois, et de la directrice générale, Julie Godard qui ont décidé de maintenir leur position malgré le grief syndical ayant obtenu le résultat que les policiers recherchaient dès le départ. Pour le président de la FPMQ, François Lemay, la situation a assez durée : « Le grief a été déposé il y a 2 ans et demi. C’était le deuxième découlant de la saga de l’écoute électronique déposé par la Fraternité depuis 2018. Le premier étant celui qui contestait le traitement réservé au président de la fraternité, principalement la suspension avec solde pour fins d’enquête, pour avoir prononcé des paroles à l’égard d’une répartitrice. »

C’est cet épisode qui a soulevé le sérieux questionnement de la fraternité quant aux possibles écoutes. Il faut rappeler que le président et la répartitrice en question avaient fait la paix le soir-même de la survenance de l’incident. Au lieu de comprendre le sérieux du questionnement soulevé par les policiers, la Ville n’y voyait qu’une tactique pour contester le traitement qu’a reçu le président. Or, voilà que l’arbitre a donné raison à la fraternité sur ces deux aspects. 

Les décisions rendues offrent un soulagement aux policiers qui pourront maintenant discuter librement avec leurs collègues dans la salle des patrouilleurs sans devoir s’inquiéter d’être écoutés à leur insu. En effet, l’arbitre a exigé que la ville installe un voyant lumineux sur l’interphone, comme la Fraternité et la FPMQ l’avaient demandé dès le début, avant que le conflit survienne. 

Rappelons-nous que la Fraternité avait offert, il y a deux ans, même de payer l’installation de ce voyant lumineux, celle-ci anticipait déjà que c’était la seule solution possible au problème. C’est exactement cette solution qui a été ordonnée par la décision de l’arbitre.

D’ailleurs, il est aussi important de noter que les trois (3) suspensions sans solde de sept (7) jours chaque, purgées concurremment, du vice-président de la Fraternité pour avoir déposé une plainte d’écoute à la Ville ont été annulées par le tribunal administratif du travail. Le tribunal a déclaré que ces suspensions constituaient des mesures discriminatoires ou de représailles et a ordonné à la Ville de cesser ce comportement.

« J’en appelle au gros bon sens de Mme Godard et de M. Brisebois qui doivent prendre acte de ces décisions qui tranchent les faits à l’origine du conflit. Ce conflit n’aurait jamais dû survenir si la ville avait fait preuve d’écoute. Nous ne serions pas rendus au point où nous en sommes.  Alors que la population de Mont-Tremblant répète depuis près d’un an qu’elle désire conserver son service de police municipal, la ville a l’occasion de ne pas répéter la même erreur et de faire preuve d’écoute. Il est temps de nous démontrer qu’il ne s’agit pas d’une affaire personnelle et que la ville a l’intention de trouver une solution qui est bénéfique à tous, pour la ville, pour ses policiers et surtout pour ses citoyens », a ajouté le président de la FPMQ.

« Les policiers de Mont-Tremblant ne demande pas mieux que de retrouver la paix industrielle qui a caractérisée les relations entre la ville et la Fraternité au cours des huit (8) années précédant ce conflit et qui a menée à la négociation de la dernière convention collective sans avocats. Encore une fois, je tends la main à Mme Godard et M. Brisebois, je suis convaincu que nous sommes en mesure de travailler ensemble pour conclure cette histoire », a conclu M. Lemay.


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