Actualités La FPMQ demande un meilleur soutien psychologique pour les policiers

Publiée le 10 septembre 2020

Communiqué

Pour diffusion immédiate

 

Journée mondiale de prévention du suicide

 

La FPMQ demande un meilleur soutien psychologique pour les policiers

 

Montréal, 10 septembre 2020 – Dans le cadre de la Journée mondiale de prévention du suicide et des consultations découlant du Livre vert sur la réalité policière au Québec, la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) demande la création d’un service d’aide psychologique 24/7 à guichet unique pour les policiers et tous les intervenants d’urgences du Québec.

 

« Vue la façon dont les employeurs ont structuré les services d’aides psychologiques, qui sont offerts par toutes les municipalités, les sous-traitants qu’ils embauchent doivent autant intervenir auprès des policiers, que des cols blancs et de tous les autres travailleurs de la municipalité. Il faut s’entendre sur une chose : les réalités ne sont pas toutes les mêmes », a déclaré François Lemay, président de la FPMQ, « Les policiers ainsi que tous les intervenants d’urgence ont droit à un service de soutien psychologique spécialisé afin de répondre à la nature particulière de notre travail, qui nous mets sous les projecteurs à tous les jours, alors que nous n’avons pas le droit à l’erreur. Les policiers ressentent beaucoup de pression et certains vivent même de la détresse, il ne faut pas les abandonner ».

 

Le problème avec les services qui sont offerts actuellement, c’est que les intervenants fournis par l’employeur ne sont pas spécialisés pour intervenir auprès des policiers. Ainsi, les policiers ont parfois l’impression qu’ils sont plus intéressés à se faire raconter l’intervention sous toutes ses coutures, plutôt que de les aider.

 

Pour M. Lemay, « La nature du travail des policiers relève de l’imaginaire pour une personne qui n’est pas familière avec le métier. On peut comprendre, ce sont des histoires qu’ils voient généralement juste dans les films. Les policiers vont les voir pour obtenir de l’aide, sauf qu’ils ne se reconnaissent pas dans le service offert. »

 

Le modèle de Montréal

Afin de développer un service de soutien psychologique pour l’ensemble des policiers et des autres intervenants d’urgence du Québec, il faudrait s’inspirer du modèle développé par le Service de police de la ville de Montréal (SPVM).

 

Depuis les années 1990, le SPVM embauches 5 psychologues pour répondre aux besoins des policiers. Le service est offert 24heures sur 24, 7 jours sur 7, les policiers n’ont qu’à appeler pour obtenir du soutien. De plus, un support et un suivi périodique est offert à certains groupes de policiers dont la nature du travail est encore plus sensible, comme les enquêteurs qui travaillent sur les cas d’exploitation sexuelle. La grande force du système, c’est qu’il est travaillé de façon paritaire entre l’employeur et la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), ce qui augmente le sentiment de confiance des policiers envers le service, puisque la confidentialité est complètement assurée.

 

« Le modèle développé par le SPVM est éprouvé et il fait l’envie de grandes villes américaines comme New York et Los Angeles. Nous sommes convaincus que si ça fonctionne pour les 4 500 policiers de Montréal, on peut l’appliquer partout au Québec. Maintenant, c’est une question de volonté politique, parce que le projet pourrait se faire pratiquement à coût nul par la mise en commun des ressources qui sont déjà dédiés à ces services par les employeurs », a conclu M. Lemay.

 

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