Actualités Des policiers et policières abandonnés par leurs villes

Publiée le 20 avril 2020

DES POLICIERS ET POLICIÈRES ABANDONNÉS PAR LEURS VILLES

 

MONTRÉAL, 20 avril 2020 – La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) dénonce les pratiques révoltantes de plusieurs villes qui laissent sans salaire leurs policiers qui sont retirés préventivement du travail. Il est impensable qu’il n’y ait pas de maintien de la rémunération de policiers lorsque ceux-ci sont retirés du travail conformément à la demande de leur ville ou régie. La Fédération demande que la Ministre de la sécurité publique assume son rôle de leadership dans le dénouement de cette situation en émettant une directive ministérielle afin de s’assurer que les policiers en arrêt de travail préventif soient rémunérés.

 

Ces policiers ne sont pas malades, inaptes ou incapables d’effectuer leur travail, on leur demande de s’isoler préventivement lorsqu’ils doivent subir un test de dépistage parce qu’ils présentent des symptômes grippaux ou qu’ils ont été en exposés à un cas possible de COVID-19. « Les services de police de Saint-Jean-sur-Richelieu, Gatineau, Mercier, Mirabel, Richelieu/Saint-Laurent, Saint-Eustache et Thérèse de Blainville abandonnent littéralement leurs policiers qui se donnent corps et âme, qui mettent leur propre sécurité et celle de leurs familles, de leurs enfants à grand risque pour le maintien de la sécurité publique en ces temps de pandémie. Il est inconcevable qu’on leur demande de faire leur devoir en s’exposant au virus et qu’on les abandonne lorsqu’ils présentent des symptômes ou ont été en contact avec une personne infectée et qu’ils doivent se retirer par mesure de prévention », a déclaré François Lemay président de la FPMQ.

 

À l’heure actuelle, nos services de police s’affairent à faire respecter les consignes émises par la sécurité publique. Sans leur travail, le gouvernement ne serait pas en mesure de faire respecter les consignes par les personnes récalcitrantes. « Au point de presse de jeudi dernier, le premier ministre Legault a souligné le travail des policiers. Nous le remercions pour cette attention, mais nous lui demandons aujourd’hui d’intervenir pour soutenir les policiers qui présentent des symptômes ou qui ont été exposés à la COVID-19, qui sont à la maison et sans salaire. C’est inacceptable! » affirme M. Lemay.

 

« Cette pratique est un manque de respect flagrant envers nos membres et lance un message extrêmement négatif aux policiers qui sont sur la ligne de front contre le coronavirus chaque jour. C’est immoral ! Les policiers ne demandent qu’à être respectés lorsqu’ils développent des symptômes reliés ou sont à risque d’avoir été infecté par la COVID-19. En temps de pandémie, c’est le strict minimum », a conclu le président de la FPMQ.

-30-

INFORMATIONS

Actualités

La FPMQ et la FPPM demandent à être reconnues comme parties intéressées dans le cadre des procédures judiciaires présentement en cours entre la Ville de Québec et la FPPVQ

19 juillet 2021

Québec, le 19 juillet 2021- C’est dans le cadre des procédures entreprises par la Ville de Québec le 4 juin dernier, lesquelles visent à obtenir une injonction interlocutoire et permanente contre la Fraternité des Policiers et Policières de la Ville de Québec ainsi que sa présidente, et dont le but ultime est de venir retirer tout moyen de dénoncer les situations problématiques, que plusieurs associations syndicales sont venues témoigner leur appui dans ce dossier, notamment la Fédération des Policiers Municipaux du Québec  (FPMQ) ainsi que la Fraternité des Policiers et Policières de Montréal (FPPM).

Lire la suite

Semaine de la police 2021

10 mai 2021

9 au 15 mai, partout au Québec

9 au 15 mai

Lire la suite

Lettre ouverte du président de la FPMQ dans le cadre de la semaine nationale de la santé mentale

6 mai 2021

Cette semaine est non seulement la semaine nationale de la santé mentale, mais aussi la semaine nord-américaine de la santé et de la sécurité au travail. C’est dans ce contexte que comme président de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ), je prends la parole sur l’importance, pour le gouvernement actuel, de venir rapidement et concrètement poser des actions afin de prioriser la santé mentale de nos policiers et policières, de surcroît en ces temps plus difficiles où les tâches de nos membres ne cessent d’être accrues pour la sécurité et le bien-être de tous et toutes.

Lire la suite