Actualités Les médias sociaux : des outils essentiels

Publiée le 30 mars 2018

Les médias sociaux sont devenus des outils incontournables pour le travail des corps policiers partout dans le monde. La popularité de ceux-ci et la vitesse à laquelle l’information y circule font en sorte que les policiers doivent prêter l’oreille à ce qui circule sur ces réseaux.

La page Facebook du corps policier de la ville de Gatineau existe depuis 2011. Les policiers s’en servent pour informer le public, sensibiliser les citoyens et résoudre des enquêtes. Ils ont, par exemple, utilisé Facebook pour diffuser le portrait-robot du suspect du meurtre de Valérie Leblanc, en 2011, en plus d’offrir des récompenses pour toute information qui permettrait de faire avancer l’enquête. 

Les médias sociaux peuvent aussi s’avérer très utiles pour retrouver des personnes disparues ou recherchées. Lorsque des alertes Amber sont diffusées sur les médias sociaux, par exemple, leur portée s’en retrouve grandement amplifiée.  

À Régina, l’unité chargée de combattre l’exploitation des enfants sur Internet utilise fréquemment les médias sociaux comme Facebook et Twitter. Elle collecte des données sur des personnes soupçonnées d’avoir commis des gestes criminels par le biais des médias sociaux. Pour eux, comme pour les policiers de Gatineau, les médias sociaux représentent un outil d’investigation.

Dans les jours qui ont suivi l’attentat à la mosquée de Québec, plusieurs cas de messages haineux publiés sur les réseaux sociaux ont été signalés aux corps policiers. Des personnes ont d’ailleurs été arrêtées. Ce cas rappelle l’importance que peuvent avoir les médias sociaux dans les situations policières d’importance.

Le cas exemplaire des policiers de Boston

Lors de l’attentat du marathon de Boston, en 2013, le service de police bostonnais a fait une utilisation exemplaire des médias sociaux, notamment pour contenir les rumeurs et les fausses informations à propos de suspects. Ils ont, par exemple, rapidement publié un message sur Twitter pour spécifier qu’aucune arrestation n’avait eu lieu après l’événement. Ils ont aussi demandé aux Bostonnais de ne pas révéler la position des agents en opération lors de la recherche de suspect dans le but d’assurer leur sécurité. 

Les Bostonnais sont aussi reconnus pour la décentralisation de leurs communications via les médias sociaux. Les patrouilleurs ont comme mission d’incorporer ces outils dans leur travail pour promouvoir la sécurité et connecter avec la communauté.

Des problèmes possibles

Les médias sociaux peuvent toutefois avoir de mauvais côtés pour le travail des policiers. Par exemple, un incident impliquant des représentants de la loi pourrait être filmé ou narré en direct sur une plateforme comme Twitter. Ces citoyens qui croient bien faire n’ont toutefois peut-être pas connaissance du contexte dans lequel se déroule l’intervention qu’ils ont devant leurs yeux. Il faut donc être prudent lorsqu’on utilise un téléphone mobile dans une situation de ce genre.

Les médias sociaux représentent donc de grands défis qui attendent tous les policiers dans les prochaines années. Des défis qui ne sont pas près de disparaître de si tôt.

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