Actualités La FPMQ souhaite le retrait du projet de loi et propose au ministre de revoir ses priorités

Publiée le 6 septembre 2017

MONTRÉAL, le 6 septembre 2017 – La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) demande au ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, de retirer son projet de loi 133 sur le port de l’uniforme. Elle invite plutôt le ministre à entamer une véritable réflexion sur les enjeux de sécurité publique qui affectent réellement les citoyens.

Au cours des dernières années, le gouvernement s’est acharné sur les droits fondamentaux des policiers municipaux. Aujourd’hui, par le projet de loi 133, le législateur s’en prend à nouveau à la liberté d’association des policiers en les privant d’un de leur seul moyen de protestation. « Par l’adoption des lois 15 et 24, le gouvernement a renié des ententes qui avaient été négociées de bonne foi et a chamboulé tous les mécanismes reconnus de règlement des différends. Voilà maintenant qu’on veut nous bâillonner », déplore Robin Côté, président de la FPMQ.

Aux yeux de la FPMQ, le projet de loi porte atteinte à la liberté d’association. De plus, elle souligne l’absence de justification pour l’adoption d’une telle mesure. « Les policiers modifient leurs uniformes depuis plusieurs années sans qu’aucun problème réel n’ait jamais été démontré devant quel que tribunal que ce soit », souligne M. Côté, rappelant la cause entre la Fraternité des policiers de Châteauguay et la Ville de Châteauguay entendue par la Commission des relations du travail en 2014. Rappelons que la Commission avait alors rejeté une demande d’intervention à l’égard de la modification de l’uniforme régulier, soit le port d’un chapeau de cow-boy. Elle a conclu que la Ville n’avait pas démontré un quelconque préjudice au service auprès des citoyens et que rien ne justifiait l’atteinte aux droits fondamentaux que les conclusions demandées par la Ville allait engendrer.

D’autres priorités en matière de sécurité publique

La FPMQ déplore l’acharnement du gouvernement pour l’adoption de projets de loi qui briment les droits des travailleurs et qui seront manifestement déclarés illégaux. Pourtant, la légalisation imminente du cannabis par le gouvernement fédéral pose de nombreux défis sur lesquels il serait plus judicieux de se pencher au plus vite.

« Si le ministre de la Sécurité publique veut être un leader et jouer son rôle de sécurité publique et s’attaquer à un véritable enjeu qui affectera directement nos concitoyens, il peut compter sur nous pour l’épauler », conclut M. Côté.

Téléchargez le mémoire de la FPMQ sur projet de loi 133 en cliquant ici.

À propos de la FPMQ

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec est un regroupement d'associations syndicales composées d'environ 4 500 policiers et policières municipaux de la province. La FPMQ est associée avec la Fraternité des policiers et policières de Montréal qui représente 4 500 membres métropolitains.

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