Actualités La FPMQ demande une véritable réflexion sur les moyens de pression des policiers

Publiée le 28 avril 2017

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) demande au ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, d’entamer une véritable réflexion sur les moyens de pression des policiers.

« Les policiers municipaux n’ont pas accès aux moyens de pression des autres syndicats municipaux et il faut donc être vigilant lorsque l’on restreint notre liberté d’expression. À notre avis, le port de pantalon de type jean ou cargo n’entraîne pas de confusion pour la population tout en nous permettant de nous afficher. Il s’agit d’un moyen de pression qui a l’avantage de ne pas affecter le service à la population », explique le président de la FPMQ, Robin Côté.

« La fierté des policiers, c’est de servir nos concitoyens. Cette préoccupation est toujours la plus importante dans notre esprit lorsqu’il vient le temps de faire valoir notre point de vue », ajoute M. Côté.

Le ministre équilibriste

Les avocats de la FPMQ analysent en ce moment la conformité du projet de loi 133. Chose certaine, le ministre a de la difficulté à comprendre lui-même son projet de loi.

« Le ministre sait fort bien qu’il doit assurer aux policiers le respect de leurs droits fondamentaux en matière de liberté d’expression et de liberté d’association. En ce sens, la valse qu’il a opérée lors de son point de presse pour présenter son projet de loi démontre bien son improvisation dans ce dossier. À plusieurs reprises, il a été incapable de préciser si le port d’un brassard, par exemple, serait possible avant de se raviser et de laisser la porte ouverte à ce genre de moyen de pression », fait remarquer M. Côté.

« On nous a habitué à des commissions parlementaires spectacles et sans substance au cours des deux dernières années avec les projets de loi 3 et 110. Espérons que le ministre changera de refrain cette fois-ci », termine M. Côté.

À propos de la FPMQ

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec est un regroupement d'associations syndicales composées d'environ 4 500 policiers et policières municipaux de la province. La FPMQ est associée avec la Fraternité des policiers et policières de Montréal à titre de membre-associée qui représente 4 500 membres métropolitains.

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