Actualités Coupe de salaire en temps de crise : Fini la guerre des mots, la FPMQ répond à la Ville de Mercier

Publiée le 24 avril 2020

COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

 

COUPE DE SALAIRE EN TEMPS DE CRISE : FINI LA GUERRE DES MOTS, LA FPMQ RÉPOND À LA VILLE DE MERCIER

 

MONTRÉAL, 22 avril 2020 – La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) a dénoncé hier les conditions salariales, imposées aux policiers qui sont retirés préventivement du travail à la demande de leur employeur, notamment à Mercier. En réponse à la désinformation émise par la Ville de Mercier mardi, la Fédération tient à réitérer qu’il existe une pratique immorale imposée aux policiers de Mercier, laquelle les abandonne financièrement lorsqu’ils sont en retrait préventif.

 

 

LE RETRAIT PRÉVENTIF

 

Le retrait préventif dont nous parlons est en fait une suspension administrative. Cela signifie qu’un policier est retiré préventivement du travail par son employeur puisqu’il présente des symptômes grippaux ou qu’il a été exposé à un cas possible ou confirmé de COVID-19, mais qu’il demeure apte à effectuer son travail. Un policier sera retiré de ses fonctions, notamment, s’il est exposé à un cas confirmé ou possible de COVID-19. L’employeur demande à ce policier de ne pas se présenter au travail afin d’éviter qu’il contamine d’autres personnes, collègues et citoyens, advenant qu’il ait effectivement contracté le virus. « Actuellement à Mercier on joue avec les mots autant qu’on joue avec le système. Au lieu d’assumer le salaire du policier pendant la durée du retrait préventif, on tente par tous les moyens possibles de faire payer la facture par d’autres. Le résultat ? Le policier en question subit une perte de salaire alors qu’il se plie aux directives de son employeur. C’est immoral » s’exclame François Lemay, président de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec.

 

 

MERCIER CONTOURNE LE PROBLÈME

 

Au lieu d’assumer ses responsabilités, la Ville de Mercier tente de faire payer le salaire du policier par d’autres notamment par son assurance collective. Or, rappelons-nous que les policiers en retraits préventifs ne sont pas malades, inaptes ou incapables d’effectuer leurs fonctions. Et puisque les tests de dépistage se font de plus en plus rarement chez les policiers dus aux directives de la Santé publique, l’assurance collective refuse souvent de les indemniser, puisqu’ils ne remplissent pas la définition d’invalidité nécessaire à l’indemnisation.

 

À la Ville de Mercier, lorsque l’assurance collective refuse d’indemniser un policier, on décide unilatéralement de piger dans les banques d’heures de maladie des policiers pour leur verser une partie de leur salaire. Ces policiers perdent alors une partie importante de leurs banques d’heure de maladie alors qu’ils ne sont pas malades, mais bien suspendus administrativement « Le pire, c’est qu’à Mercier il y a 7 jours de carence pendant lesquels les policiers ne sont pas payés. C’est la totalité de la quarantaine au final, et la Ville continue de s’en laver les mains » explique M. Lemay.

 

La Ville de Mercier affirme qu’un policier ayant contracté la COVID-19 au travail serait rémunéré, mais elle demande aux policiers de fournir une preuve épidémiologique pour avoir accès à une rémunération, chose qui est souvent impossible à faire. De plus, dans le cas d’un policier ayant contracté la COVID-19 dans le cadre de ses fonctions, il s’agirait d’une lésion professionnelle devant être indemnisée par le régime de la CNESST.

 

 

UNE PRATIQUE DANGEREUSE, UN CHANGEMENT EST NÉCESSAIRE

 

Alors qu’on apprenait récemment que 9 des 46 policiers de Magog ont été infectés à la COVID-19, on constate que le maintien des services de sécurité publique dépendra entièrement des précautions qui seront prises par les différentes villes et régies du Québec. La Fédération implore la Ville de Mercier et lui demande de corriger cette pratique dangereuse. D’ailleurs, certaines villes ou régies ayant été expressément mentionnées dans le dernier communiqué de la Fédération ont déjà revu leur politique. Il est temps que la Ville de Mercier emboite le pas. De plus, souvenons-nous que vendredi dernier le Ministère de la Sécurité publique a demandé aux villes et régies de revoir leurs pratiques. Nous espérons sincèrement que la Ville de Mercier entendra cet appel. « Le danger qu’il y a c’est que cette pratique-là impose un grand fardeau aux policiers puisqu’ils peuvent craindre d’être laissés dans une situation financière précaire s’ils dénoncent leur exposition au COVID-19. Alors qu’on appelle à la solidarité de tous en ces temps de pandémie, j’en appelle à la solidarité de Mercier et des autres villes qui ont recours à ce genre de pratique. Des personnes meurent chaque jour, ce n’est pas le temps de tenter de sauver quelques dollars sur le dos de vos policiers, ce n’est pas le temps de jouer avec les mots et tromper le système » exprime le président de la FPMQ.

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